Ma fabuleuse vie… d’étudiante

(Mon bureau… et sur l’étagère, mon ami le poisson!)
Tel que promis, un petit « update » sur ce qu’est la vie en cabinet d’avocats… de la perspective d’une étudiante. Donc, depuis la mi-mai, je suis étudiante au sein d’un grand cabinet et depuis, ça va vite! Je partage mon bureau avec 3 autres filles et nous nous sommes rendues compte qu’on passait plus de temps ensemble qu’avec nos familles respectives! Heureusement que l’on s’entend toutes très bien, tellement, que nous avons parfois des discussions qu’on n’oserait pas tenir en présence de membres de la gente masculine (Tu fais de l’électrolyse? Je me suis toujours demandée si ça faisait mal….) Sauf qu’ être 4 dans le même bureau entraîne parfois quelques désagréments. L’une au téléphone, l’autre qui a envie de jaser, le téléphone qui sonne… toutes ces petites choses rendent la concentration un peu difficile. Ma solution : au lieu de mettre des bouchons (qui me font mal aux oreilles), je préfère aller au bureau le weekend… comme ce fut le cas aujourd’hui. Quand il fait chaud, et puisque je n’ai pas l’air clim, aller au bureau est un moindre mal… À entrer comme ça au bureau la fin de semaine, on me dit que je commence à prendre des habitudes d’avocat… (quoi? Workaholic? Moi?! ok, je l’avoue
)
Les charges de travail sont variables. Oui, je me suis déjà plainte de ne pas être sollicitée, au point d’envier mes collègues… Mais, heureusement, ce n’est plus un problème. En fait, j’ai remarqué que les mandats arrivent par vagues : il y a des moments d’extrême calme suivi d’une avalanche, tous dû pour le même jour! Là, je jongle plusieurs dossiers en même temps et parfois, c’est un véritable défi. Je crois que ça fait partie de l’apprentissage de gérer son horaire et ses échéances. Souvent, je commence un truc et là, un avocat m’appelle ou débarque dans mon bureau avec une urgence. Je termine l’urgence et là, je passe à autre chose… au point que j’en oublie presque mon premier truc!
Je suis heureuse de vous annoncer d’avoir finalement passé outre ma culpabilité de facturer. Il n’a fallu que quelques soirs à travailler jusqu’à tard dans la nuit ou encore le weekend pour m’en convaincre. De plus, je me suis fait bien expliquée que les honoraires que je charge n’est rien à comparer aux frais que je peux sauver au client. Par contre, j’ai encore un peu de difficulté à garder mon temps. Soit j’oublie de démarrer mon « timer » ou que j’oublie de l’arrêter lorsque je passe à un autre dossier…. Au bout de la journée, il m’arrive encore d’avoir 2-3 heures « manquantes » ce jour-là.
Ce que j’apprécie par-dessus tout c’est la solidarité qui s’est développée entre les étudiants et les stagiaires. Il est arrivé que l’une avait une recherche sur un sujet un peu ambiguë et que l’on se soit tous mobilisé pour lui donner un coup de main. Ensemble, à plusieurs cerveaux nous avons fini par trouver une solution et avons réussi à quitter le bureau… vers 20h! Je n’ose même pas imaginer à quelle heure l’étudiante serait partie si nous avions décidé de ne pas mettre la main à la pâte… Nous n’étions pas obligés de le faire, mais pour moi, l’idée de laisser une d’entre nous prise ainsi n’était tout simplement pas envisageable. Comme chez les mousquetaires, le mot d’ordre chez nous est : Un pour tous, tous pour un!
Mon bureau n’a malheureusement pas de fenêtre. Il m’arrive de passer des jours entiers sans savoir le temps qu’il fait à l’extérieur. Par exemple, la grosse tempête d’il y a quelques semaines. Jusqu’à ce qu’une collègue vienne me chercher pour me dire qu’il y avait des éclairs et que le ciel était noir, je n’en savais rien. J’entendais ni la pluie, ni le tonnerre! Évidemment, je me suis précipitée à la fenêtre la plus proche pour voir le ciel se déchaîner, mais à la hauteur où je suis, je n’avais pas idée de la violence de l’orage. Ce n’est qu’une fois rendue chez moi, en regardant les nouvelles, que j’ai pris conscience de l’ampleur du déluge. Je crois que cette période d’isolation est un rite de passage… nous devons travailler fort pour mériter notre fenêtre! En attendant, je partage avec vous quelques clichés des vues que j’espère un jour avoir…

(Vue du CV de Montréal - le fleuve St-Laurent au loin…)

(Autre vue — cette fois un peu plus de ville)

(Ouf! Ça donne le vertige!)
Posted in pause juridique, pause ma vie




July 7th, 2008 at 2:51 am
C’est drôle, ça me rappelle mes premiers moments de boulot aussi… Ce qui est sûr, c’est que quand on fait ses preuves, il y a toujours au moins une fenêtre au bout !
ps: je comprends pourquoi ton rythme de post s’est ralenti…
July 7th, 2008 at 11:28 am
Dommage pour la fenêtre, mais si l’ambiance est bonne et surtout que vous vous entraidez, c’est déjà le principal ! Bon courage !
July 7th, 2008 at 12:38 pm
Être dans un bureau avec 4 filles ça ne doit effectivement pas toujours être simple, même si vous vous entendez bien!
Par contre travailler la fin de semaine, c’est vraiment un truc que je n’aimerais pas..
July 8th, 2008 at 8:26 pm
Marlène: Merci!
Travailler la fin de semaine est une question d’habitude. Comme il n’y a presque personne, j’accomplie tellement plus de choses… et ça me permet de rentrer plus tôt le reste de la semaine
Delph: Non, ce n’est pas toujours simple, mais on s’arrange bien