Lorsque le mercure monte….

À Montréal, il y a 2 signes qui annoncent l’arrivée de l’été : le Grand Prix et les premières nuits collantes. Avec le thermomètre dépassant le 30C le weekend dernier, je peux attester que l’été est bel et bien arrivé. Mes parents ont beaux avoir grandi dans un pays tropical, je n’ai malheureusement pas hérité de cette tolérance à l’humidité. Mon rêve : passer les mois d’été dans les pays Scandinaves ou dans l’Arctique. Bref, là où il fait froid… Pour l’instant, l’air clim n’est pas une option chez moi, alors j’endure…urg… Pour moi, c’est l’arrivée des premières chaleurs estivales qui est la plus difficile à supporter. Pendant des mois, je vis emmitouflée et graduellement, je laisse tomber les pelures et là woosh! l’humidité m’écrase comme l’on écrase une punaise. Chaque geste devient lourd et rapidement, Impossible de lever le petit doigt pour faire quoi que ce soit.
Dans ces temps-là, d’extrême lenteur pour cause de chaleur, je pense à mes séjours chez mon oncle à Montpellier. Une maison aux murs blancs et au toit de tuiles terra cota typique de la Provence. L’été, il y fait chaud, très chaud, mais au moins il ne fait pas humide. Je me remémore les heures que j’ai passé sur la chaise longue sur le bord de la piscine un ice tea à la main ou encore à lire une revue hautement intellectuelle (ie : Paris Match, Voici, Glamour, Cosmo, Elle etc.) les pieds dans l’eau en écoutant le chant des cigales. Plus il faisait chaud, leur chant s’intensifiait. Comme il habitait près d’un zoo, on entendait parfois des éclats de cris d’animaux au travers du cricri des cigales.
La chaleur a cette vertu de tout ralentir… je pense aux déjeuners que l’on prenait vers 14h et les dîners vers 22h, suivi d’une escapade à la plage de Carnon ou de Palavas-les-flots pour une « glace américaine » (d’ailleurs, je ne sais toujours pas c’est quoi!). En après-midi, lorsque la chaleur atteignait son point le plus cuisant, je me réfugiais sur le plancher de dalles fraîches du salon où je m’étalais de tout mon long (pas très long). C’est d’ailleurs à Montpellier que j’ai appris les merveilleuses vertus de la sieste en après-midi. Mon oncle avait l’habitude de revenir à la maison pour le lunch et avant de repartir pour le boulot, il prenait une petite sieste. Le bonheur, quoi! Dommage que mon domaine ne soit pas trop propice à la sieste… Le soir, on dormait la fenêtre ouverte, sans moustiquaire… chose impensable ici au risque de se faire bouffer et de se réveiller complètement boursouflée. Ah… Montpellier, mon amour… À quand nos retrouvailles?
PostScript : Je suis désolée de mon manque d’assiduité… un billet sur le sujet pour bientôt
Posted in pause ma vie




June 10th, 2008 at 10:29 pm
Contente de te revoir! Tu me donnes des envies de Provence soudainement! C’est bien un truc qui me manque pendant l’été ici c’est de ne pas aller passer au moins quelques jours en Provence pour profiter des cigales, de l’odeur des pins et de l’accent du Sud!
June 11th, 2008 at 2:54 pm
Ah ça pour faire chaud… nous on s’est achetés un ventilo en catastrophe car pas de clim non plus et que simplement dormir était trop dur !
Bon retour sur ton blog ;o)
June 13th, 2008 at 10:34 pm
Marlène: Je suis contente de te retrouver aussi
Je dois avouer que blogger me manquais…Moi, c’est simple, je ne dormais plus! À tel point que j’avais hâte de retourner au bureau pour y être au frais!