
Voilà l’état de mon bureau lorsque je l’ai quitté hier. De toutes les années que j’ai passé à ce poste, il n’a jamais été aussi ordonné et vide… Ménage du printemps? Pas tout à fait : je le quitte pour un temps indéterminé.
Ne vous en faites pas, je ne me suis pas fait virée, mais je quitte pour un nouveau poste dans une nouvelle boîte pour véritablement démarrer ma carrière. Pour moi, quitter ce boulot, c’est comme quitter ses pantoufles préférées : j’y ai passé presque 7 ans et j’ai côtoyé des gens supers, mais il vient un temps où il faut sortir de sa zone de confort et se lancer. Ce jour-là est arrivé hier. Je me suis dit toute la semaine que lorsque ma dernière journée arriverait, je serais forte et je ne pleurerais pas puisque je quitte pour mieux. Mission impossible : le jour fatidique, mes collègues m’ont fait une petite réception surprise et dès que ma collègue a commencé un discours, les larmes se sont mises à couler. J’ai beau être une fille rationnelle et me dire que je quitte pour un boulot plus intéressant, il reste que je suis une fille (donc émotive et sensible). Je ne quittais pas seulement un poste, mais je quittais également des gens qui, au fil des années, étaient devenus une deuxième famille pour moi. Il est certain que je m’ennuierais d’eux…. Le plus beau dans tout ça c’est qu’ils m’ont tous encouragé à faire ma marque à la nouvelle firme et m’ont aussi assuré qu’ils seraient toujours là en cas de besoin. Inutile de vous préciser qu’à la suite d’une telle déclaration, il fallait simplement qu’une personne me dise un mot gentil pour que le robinet lacrymal se remette à couler (à ce moment, je crois que même si on me disait bonjour, je me remettais à pleurer tellement j’avais les émotions à fleur de peau!). Je suis partie bien tard, le cœur un peu gros et les yeux rougis, mais tout de même heureuse de commencer une nouvelle aventure.
Oui, ce sont des moments pas faciles à passer, mais tout comme l’oisillon, il faut quitter son nid et apprendre à voler de ses propres ailes. Une page se tourne, mais une nouvelle la suit. J’ai bien hâte de voir ce qui s’y trouve…
PostScript : Ces émotions m’ont complètement épuisée et c’est pour ça, qu’au dernier instant, j’ai dû manquer le rendez-vous des blogueuses montréalaises au MACM ce soir-là. Mea culpa à l’instigatrice, Val, et à Delph, Marlène et les autres blogueuses qui étaient présentes - J’espère que nous aurons une autre occasion de faire connaissance